Le jeu de ficelle fait une déclaration politique

par GREIG KEITH
Santa Cruz, Californie


Lettre à l'éditeur

Les photos ont été prises à Chiapas le 2 juin pendant
le premier anniversaire de la rébellion zapatista (EZLN)
(d'où la face masquée que l'on voit en tête du paragraphe
sur l'année 1996). Le photographe n'a pas du tout
parlé à l'enfant (et beaucoup de personnes présentes
ne parlaient pas espagnol de toute manière, mais le
Lacondon ou un autre langage indigène). Il a dit
qu'il a vu plusieurs enfants des deux sexes et une jeune
femme, réaliser des jeux de ficelle.



L'idée d'aller à Chiapas ou au nord du Guatémala
pour recueillir des jeux de ficelle m'intrigue et me
terrifie. Je doute que los soldades croiront le motif
non politique de ma présence là-bas. Ficelle? Soyons
sérieux. J'ai un souvenir très vivace des visages des
soldats dans Guatemala (la ville) en 1980, leurs armes
à répétition posées sur leurs épaules. Je ne voudrai
pas rencontrer de la malveillance dans la  jungle.
Mais peut-être ais-je tort. P
eut-être que le fait sortir
 une  ficelle et réaliser des jeux de ficelle est assez
puissant pour triompher de scepticisme militaire.
Quoi qu'il en soit, je trouve à la fois poignant et
charmant, le fait que les jeux de ficelle aient joués
au moins un rôle périphérique dans la célébration
d'un insurrection populaire.

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