Jeux de ficelle et Tours Ojibwés 2

recueillis par
Frederick W. Waugh (1872-1924)
 

 

Edité et illustré par
Mark Sherman


Sur les Ojibwés

 

Le récapitulatif suivant, dérivé d'encyclopédies et de
ressources internet, est un essai pour familiariser
le lecteur avec la culture ojibwée. Lorsque les
jeux de ficelle sont vus dans un contexte culturel,
ils gagnent souvent une nouvelle signification.

 

 

Les années du pré-contact

 

Lorsque les explorateurs français sont arrivés dans la
région supérieure des Grands Lacs en 1623, ils ont
rencontré une grande communauté d'Indiens, pas
moins de 35,000, vivant près des chutes de la rivière
Sault (Rapides ou Saut) Sainte Marie, à travers
lesquelles les eaux du Lac Supérieur se versent dans
 le Lac Huron. Il ont appris que ces Indiens venaient
aux chutes de temps en temps, afin de pêcher et de
rencontrer amis et parents. Les Français les appelèrent
les Saulteurs ou "Gens des Chutes," mais des Indiens
du voisinage les appellaient Ojibwé (o-jib-WEH),
ce qui signifie "se plisser" une allusion à la couture
inhabituelle qu'on trouvée sur la surface supérieure
de leurs mocassins. Malheureusement, beaucoup
d'Européens ne pouvaient pas prononcer correctement
Ojibwé, essentiellement à cause du "O" qui était
 presque muet, le "ji" sonnait un peu comme "ch",
et le "b" était difficile à distinguer du "p". Par
conséquent, les Ojibwés sont devenus connus des
Européens aussi en tant que Chippewa, une
mauvaise prononciation qui est devenue finalement
leur nom officiel aux Etats-Unis.

 

Les Français apprirent plus tard que bien que les
Ojibwés se rassemblaient souvent à Sault-Sainte-Marie,
ils occupaient la plupart du pays boisé, autour de la
rive du Lac Huron et des deux rives du Lac
Supérieur. Les Ojibwés parlaient un langage
algonquin, celui-ci étant le plus répandu, bien que
peut-être pas le plus grand groupe de langue indigène
dans l'Amérique du Nord, avec des locuteurs, allant de
Terre Neuve à l'est des Montagnes Rocheuses à
l'ouest, et de la Baie d'Hudson dans le nord à la
Caroline du Nord dans le sud.

 

Les Ojibwés n'ont pas toujours vécu près des Grands
Lacs. Leurs ancêtres, locuteurs algonquins, vivaient
autrefois loin dans l'est dans la vallée du fleuve
St Laurent. Entre les années 1000-1400, ils ont
lentement émigré à l'ouest, supportant beaucoup
d'épreuves.La raison de leur voyage reste un mystère,
bien que certains supposent que le climat dans leur
patrie était devenu plus froid. Lorsqu'ils sont enfin
arrivés dans la région supérieure des Grands Lacs
autour de 1500, le groupe ancestral s'est scindé en
trois tribus: les Ojibwés se sont dispersés le long
des deux rives du Lac Supérieur, alors que les deux
 autres tribus, les Ottawa et les Potawatami ont émigré
vers le sud, dans ce qui est maintenant le Michigan
inférieure, déplaçant la population de la Nation illinoise.

 

Dans leur nouvelle patrie, les Ojibwés ont adopté une
culture des bois classique, devenant pêcheur, chasseurs
et trappeurs, cueilleurs de noix, baies, sirop d'érable,
et riz sauvage.. Chaque activité avait sa saison et dictait
la taille des cellules sociales qui s'engageaient dans
l'activité. La chasse et la trappe étaient en grande partie
une activité hivernale. Pendant l'hiver, les Ojibwés se
séparaient en des familles élargies et établissaient des
camps de chasse isolés. Cela permettait aux hommes
de couvrir une large zone sans entrer en compétition
avec d'autres chasseurs. Arcs et flèches, pièges et
des pièges deadfall qui étaient employés pour chasser
cerf, original, ours, castor, lynx, vison, marte,
loutre, lapin, et caribou dans le lointain nord. Les
canards, pigeons, oies et autres oiseaux sauvages
étaient aussi piégés. La viande était soit bouillie,
rôtie ou fumée et séchée pour fabriquer de la
viande séchée. Le foie et les intestins étaient frits
jusqu'à ce qu'ils soient croustillants. Durant le
printemps  et l'été, les Ojibwés se réunissaient en
bandes de 300-400 dans des endroits où poissons,
baies, noix et riz sauvage étaient abondants. Le
sirop d'érable était aussi récolté et employé comme
assaisonnement. Filets, hameçons et lances étaient
employés pour pêcher, l'esturgeon de Lac (Acipenser
fulvescens) étant la prise la plus populaire. Les
poissons étaient mangés frais, ou séchés pour une
consommation ultérieure. Les œufs des poissons
étaient aussi consommés, soit bouillis, soit frits. La
saison des cultures étant courte, et la terre pauvre,
l'agriculture était limitée. Les groupes vivant dans
les régions du sud, se rassemblaient en été pour
planter des jardins de mais, haricots, courges, tabac
et citrouilles.

 

L'écorce du bouleau à papier était employée pour
fabriquer toute sortes d'objets, y compris des ustensiles,
des boites de stockage et des canoës. Les canoës
fabriqués à partir de l'écorce du bouleau à papier
 étaient bien plus légers que les pirogues en rondins.
L'écorce du bouleau à papier était aussi employée
pour recouvrir les wigwams, le cône traditionnel -
ou maison ressemblant à un dôme des Ojibwés.
Lorsqu'une famille déménageait, le revêtement
en écorce de bouleau à papier était enlevé, enroulé,
et emmené, laissant seulement la structure en bois.

 

Les vêtements étaient manufacturés à partir de
peaux tannées. Les peaux se transformaient en
robes, pantalons, pagnes, chemises et mocassins.
Les peaux des lapins étaient employés pour
réaliser des chaussures d'enfants, des chapeaux
et des couvertures. Le fil était fabriqué à partir de
tendon d'original ou de cerf. Les vêtements tissés
à partir de fibre de tige d'ortie étaient utilisés
comme sous-vêtements. Des colliers étaient
fabriqués à partir de baies, petits os, griffes,
ou perles de verre, obtenus des Européens.
Seuls les hommes portaient des boucles
d'oreilles ou de grands anneaux au nez. Les
Ojibwés gardaient traditionnellement leurs
cheveux longs. Les jeunes hommes graissaient
leurs cheveux avec de la graisse d'ours ou de
suif de cerf, pour s'assurer une brillance attirante.
Les deux sexes avaient habituellement leurs
cheveux tressés, quelques fois avec un bandeau.

 

Chaque famille Ojibwée appartenait à un clan ou
un totem (prononcer "do-daim"). Chaque totem
était nommé d'après un animal, oiseau ou poisson.
Lorsque des étrangers se rencontraient, ils
demandaient toujours l'un à l'autre, "Quel est ton
totem?". Les totems créaient un sens de l'unité et
partageait un but. L'appartenance à d'un totem
n’héritait par la famille paternelle. A l'origine,
il y avait cinq totems (poisson, huart, marte, grue,
et ours), mais plus tard plus d'une douzaine ont
été ajoutés. Les Ojibwés croyaient que les
animaux pouvaient communiquer avec Dame
Nature et qu'ils étaient capables de sentir les
choses que les humains ne pouvaient pas. De plus
 le grand don de chaque espèce était doté de ses
propres forces uniques, et chacun des traits
 exposés qui reflétaient les qualités de son âme.
 En d'autres mots, chaque animal symbolisait un
idéal que les humains devait prendre comme modèle.
Le système du totem renforçait cette croyance.

 

On observe couramment que les coutumes régulent
le comportement. Chez les Ojibwés le partage est
très estimé et assure le bien-être de toute la
communauté. Dans leur environnement souvent
difficile, la survie était difficile sans un sentiment
fort de communauté. A travers le partage, un temps
libre était créé pour le brodage, la sculpture, la
réalisation de jouets pour enfants, les jeux et le
racontage d'histoires. La maîtrise du langage parlé
était traditionnellement importante au succès d'un
Ojibwé adulte. Les enfants étaient encouragés à
développer l'art de l'oraison. La capacité à bien
parler exigeait des talents, dans la description de
choses ou d'évènements élégamment et bien détaillée.
La visite de voisins pour raconter ou écouter des
histoires, était un passe-temps populaire.

 

Les Ojibwés considéraient la mise à mort
d'animaux et la récolte de plantes, comme une
affaire très sérieuse. Ils comprenaient pleinement
que prendre la vie de la création, était une forme de
falsification avec le "cercle sacré" (la relation de
toutes choses). Tout a une essence spirituelle. Cette
perception de la relation universelle attachait les
Ojibwés à leur environnement et dirigeait leurs
actions. Les produits de la création étaient vus
comme des cadeaux, plutôt que des marchandises
auxquels les Ojibwés avaient droit. Le Soleil était
le père de tous les gens, et la Terre était la mère.
L'interaction entre le Soleil et la Terre fournissait
tout ce qui était nécessaire, pour rendre la vie
 possible.

 
 

Les années de post-contact

 

En dépit des ressources naturelles abondantes,
et d'un style de vie qui promouvait un
épanouissement spirituel, les habitants des Grands
 Lacs supérieurs restaient très inquiets, étant donné
 que les Ojibwés étaient entourés par des ennemis:
les Sioux, les Renards, et les plus terribles, les Iroquois.
Cela changea dramatiquement, après que les Français
se soient liés d'amitié avec eux. Les Ojibwés étaient
d'excellents trappeurs, et les Français étaient désireux
de leur acheter des fourrures. A la fin des années 1600,
les Ojibwés étaient fortement engagés dans le
commerce de la fourrure, échangeant des peaux
d'animaux contre des objets européens comme
des fusils, du tissu, des ustensiles, et des perles. La
langue ojibwée devint la langue commerciale
officieuse dans les Grands Lacs. Les Français et les
Ojibwés prospérèrent. Grâce aux milliers de fourrures
de castor transportés par mer jusqu'en Nouvelle-France,
 les profits montèrent en flèche. Un nouveau sentiment
 d'unité fut établi parmi les divers groupes ojibwés.
Avant le contact avec les Français, il existait une
petite organisation centrale. Chaque groupe avait
un chef, mais la plupart des chefs étaient élus pour
superviser des tâches spécifiques. Lorsque la tâche
était achevée, le chef se retirait. Mais les commerçants
français insistaient toujours pour avoir en face
la même personne, lorsqu'ils négociaient avec un
groupe. Par conséquent, le chef devint une personne
dotée d'un pouvoir et d'une autorité considérables,
assurant des marchandises commerciales de valeur
pour son groupe, qui appris à compter sur lui.

 

Malheureusement, cela a ajouté de la pression et
à conduit bientôt  à trop de piégeages, forçant des
groupes d'individus à rechercher de nouvelles
sources de fourrures. Les Ojibwés furent forcés de
s'unir. A partir de 1690 jusqu'à 1830, en utilisant
des armes à feu, qu'ils avaient obtenues du
commerce de fourrures, les Ojibwés commencèrent
à conquérir leurs ennemis et à considérablement
agrandir leur territoire. Cinq divisions apparurent
(fig. 1), qui chacune d'entre elles développa son
propre dialecte.

 

1. Ojibwés du nord: Ceux qui se sont déplacés au
nord dans la lointaine région forestière de l'Ontario
de l'ouest, entre les Grands Lacs et la Baie d'Hudson
sont devenus connus en tant que Ojibwés du nord,
et ont été influencés culturellement par les Cris
subarctiques. Les Ojibwés du nord ont du dépendre
de la chasse et de la pêche pour vivre, et ont du
se séparer en petites communautés familiales ou
clans car la région ne pouvait pas nourrir de
grands groupes vivant ensemble.

 

2. Saulteaux: Ceux qui se sont installés à Manitoba,
près du Lac Winnipeg devinrent connus en tant
que Saulteaux. Comme les Ojibwés du nord, ils
pratiquaient un style de vie subarctique, mais
en plus de chasser et de pêcher, ils récoltaient
aussi du riz sauvage et du sirop de d'érable.

 

3. Ojibwés du sud-est ou Chippewa: Ceux qui se
 sont déplacés au sud dans la péninsule inférieure
du Michigan ont formé des alliances amicales avec
les Outaouais et Poawatomi. Ceux qui se
 sont déplacés au sud-est dans la partie sud de
l'Ontario, devinrent connus en tant que
Mississaugas. Leur économie de subsistance était
basée sur l'agriculture, la chasse, la pêche et la
récolte de sirop d'érable. Ils avaient de grands
 villages permanents le long des côtes du nord
des Lacs Huron et Michigan, mais se dispersaient
 dans des groupes élargis familiaux de chasse
pendant l'hiver.

 

4. Ojibwés du sud-ouest ou Chippewa: Ceux qui ont
  déplacé les Dakotas et conquis la zone sud du Lac
Supérieur qui va de la péninsule supérieure du
Michigan jusqu'au nord du Wisconsin et du
Minnesota, et le long de la frontière sud de l'Ontario
devinrent connus en tant que Ojibwés du sud-ouest.
Leur économie comprenait très peu d'agriculture,
mais la récolte de riz sauvage et de sirop d'érable
était importante. Ceux de l'intérieur du Wisconsin
et du Minnesota étaient surtout des chasseurs et
 des trappeurs, et des pêcheurs secondaires, alors
que parmi les groupes les plus au nord, la pêche
était une activité de subsistance importante.

 

5. Ojibwés des plaines ou Bungis: Ceux qui ont
    émigré dans des région au nord du Dakota
du nord, Montana, Manitoba du sud et
Saskatchewan devinrent connus en tant que
Ojibwés des plaines ou Bungis. Là ils acquirent
des chevaux, chassèrent le bison, et commencèrent
à vivre sous des tipis de peaux comme les autres
tribus des plaines.

 

Aucune autre tribu n'est jamais arrivé si près du
contrôle d'une si vaste zone, comme les Ojibwés
l'ont réalisé à cette époque. Malheureusement ,
leur empire était destiné à s'émietter. Pendant la
guerre de la Conquête (1689-1763), les Ojibwés
se sont alliés avec les Français, plutôt qu'avec
 les Anglais, afin de protéger leurs intérêts
 commerciaux.


Lorsque les Français capitulèrent à Détroit en
1760, les Anglais prirent les contrôle du territoire
ojibwé, et mirent fin à tout commerce. Finalement,
les Ojibwés se lièrent d'amitié avec les Anglais
à cause de leur ennemi mutuel, les colons américains.
Mais la défaite des Anglais pendant la Guerre
de la Révolution Américaine et la Guerre de 1812,
mit fin à leur présence dans les Grands Lacs. Par
conséquent, les Ojibwés et les autres tribus des
Grands Lacs, perdirent rapidement leurs terres
au profit des colons américains, traité sur traité
les dépouillèrent de leurs droits. Beaucoup furent
forcé de vivre dans des réserves.

 

De nos jours, les Ojibwés (Ojibwa, Ojibway,
Otchipwe) forment le troisième plus grand groupe
d'Amérindiens de l'Amérique du Nord, avec
130,000 vivant aux Etats-Unis et 60,000 au
Canada. Le Canada reconnaît 600 Premières
Nations, et plus de 130 d'entre elles revendiquent
ascendance ojibwée. Actuellement, plus de 50,000
Ojibwés parlent encore leur langue maternelle.
La plupart des Ojibwés modernes emploient le
terme Anishinaabe (pluriel: Anishinabeg) lorsqu'ils
parlent d'eux-même. Anishinaabe est un mot ojibwé
qui signifie "spontanément créé" ou "homme
originel". On peut remarquer que la plupart vivent
 encore sur la terre de leurs ancêtres, installés avant
la venue des Européens, bien que la terre d'origine
 ait été réduite radicalement. Les Ojibwés s'opposèrent
à l'Acte de Déplacement des Indiens de 1830, qui stipulait
que les Ojibwés devaient être déportés au sud-ouest de
la rivière Missouri. Par conséquent, seul un petit
pourcentage ont été réinstallé dans des réserves au
Kansas et à  Oklahoma. Aujourd'hui, ils reste un grand
 nombre d'Ojibwés dans la péninsule supérieure du
Michigan, ainsi que dans de plus petites réserves dans le
Michigan central. La majorité des Ojibwés du sud-est
vivent encore dans le sud de l'Ontario, surtout autour
de certaines côtes et îles de la Baie Gorgian dans le
lac Huron. Les Chippewas aux Etats-Unis forment
le plus grand groupe parmi les Ojibwés, et ont la
communauté et la vie tribale les plus hautement
organisées. La plupart d'entre eux vivent dans des
réserves au nord du Minnesota et au Wisconsin ou
dans les villes de Milwaukee, Minneapolis, St. Paul
et Duluth. En 1870, les Ojibwés des plaines
canadiennes et les Saulteaux ont été forcés d'aller
dans des réserves. En 1892, les Ojibwés des plaines
américaines ont été assignés dans la réserve de
Turtle Mountain dans le Dakota du nord et en 1916,
 dans la réserve de Rocky Boy dans le Montana.

 


Ressources (imprimées)

 

Lucas, E. (1994) The Ojibwa: People of the Northern
Forest. Brookfield, Connecticut: Millbrook Press.

Malinowski, S. Sheets, A. Lehman, J. and Doig, M.W., eds.
(1998) "Ojibwa." In: The Gale Encyclopedia of Native
America Tribes, Volume I: Northeast, Southeast,
Caribbean. Detroit:Gale Research.

 


Ressources (Internet)

 

Musée de l'Etat de l'Illinois. "Signification de "Midewin"
http://www.museum.state.il.us/exhibits/midewin/meaning.html

 

Lagace, R.O. "Society:Ojibwa." EthnoAtlas, The center for
Social Anthropology and Computing,
Université du Kent à Canterbury.
http://lucy.ukc.ac.uk/EthnoAtlas/Hmar/Cult_dir/Culture.7862

 

Mille Lacs Band. "Culture ojibwée."
http://millelacsojibwe.org/culture.asp

le lien ne marche pas

 

NativeTech. "Ojibwé."
http://www.nativetech.org/shinob/

 

Orogenetics. "Shaking Tent."
http://www.desk.nl/~northam/oro/animist/hta.htm

 

Sultzman, L. "Histoire ojibwée."
http://www.tolatsga.org/ojib.html

 

Vogt, N. "Langage et Culture ojibwés."
http://www.citilink.com/~nancyv/ojibwe/index.htm

 

Turtle Island Productions. "L'histoire du Peuple Ojibwé"
http://www.turtle-island.com/historytext.html

le lien ne marche pas

 

Zitzmann, T.R. "Saulteaux." Emuseum,
Université de l'Etat du Minnesota, Mankato.
http://www.mnsu.edu/emuseum/cultural/northamerica/saulteaux.html

 

 

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