John Lyman Cox (1866-1955) page 7

 Hommage
 

par
MARK SHERMAN
Pasadena, Californie

 

INTERVIEW DE JOHN L. COX III

 
John Lyman Cox III, le fils aîné de James S.
Cox, et petit-fils de John Lyman Cox a 58 ans
et vit à Hong Kong. Durant les 12 dernières
années, il a travaillé en Chine et en Mongolie
intérieure pour aider à améliorer les produits des
aciéries partiellement, en introduisant des pratiques
de gestion occidentales (les Chinois fabriquent
beaucoup d'acier mais la qualité est souvent
médiocre). J'ai correspondu avec lui via courrier
électronique pendant les mois avril et mai 2003.
 
 M. Sherman: Vous êtes l'homonyme de votre
 grand-père. Avez-vous de bons souvenirs de lui?
 

John L. Cox III: Bien que je n'avais que 11 ans
lorsqu'il est mort à l'âge de 89 ans, je me souviens
bien de mon grand-père comme un gentleman
victorien de Philadelphie très correct. Il a eu
beaucoup de centres d'intérêt et de passe-temps,
avant de finalement s'assagir pour se marier à 48
 ans. Il était un collectionneur invétéré et un homme
d'extérieur, pour finir, un ingénieur très précis - et
scrupuleusement honnête!

 

M. Sherman: N'avez-vous jamais appris la raison
pour laquelle il a visité le pensionnat indien à
Hampton, Virginie, pour recueillir des jeux de ficelle?

 

John L. Cox III: Je n'ai aucune idée de la raison pour
laquelle il a été en Virginie, mais il est possible qu'il
y était en tant qu'employé de Midvale, pour affaires
avec la Navy U.S., dans l'une des bases de la zone.
Midvale fabriquait de l'artillerie et du blindage.
Je n'ai jamais été surpris qu'il ait été capable de
recueillir des jeux de ficelle, car j'ai toujours
supposé que c'était une conséquence de son
approche technique méticuleusement ordonnée
envers les choses. Ce qui m'a émerveillé, c'est
qu'il a eu l'imagination et l'intérêt de le faire
en premier lieu.

 

M. Sherman: En tant que membre de la famille Cox,
avez-vous appris à réaliser des jeux de ficelle, enfant?

 

John L. Cox III: Bien sûr. Une des raisons pour
lesquelles mon père nous a d'abord enseignés les
jeux de ficelle, était que nous restions tranquille
pendant les longs voyages. Je dois confesser que
je ne les ait jamais approchés de manière scientifique,
mais j'ai été intrigué par eux toute ma vie. J'ai
plusieurs photographies de moi-même, montrant
les jeux de ficelle à des enfants en Chine et en
Thaïlande. Ils ont toujours aidés à briser la glace,
surtout avec les enfants, et je prends d'habitude
une ficelle avec moi en voyage.

 

M. Sherman: Votre grand-père vous-a-t-il jamais
raconté de quelle manière, il a commencé à
s'intéresser aux jeux de ficelle?

 

John L. Cox III: Il est impossible maintenant de
dire si son intérêt dans les jeux de ficelle, venait
de Caroline Furness Jayne ou s'il les avait
appris avant, puis avait entendu parler de
l'intérêt de Mme Jayne, plus tard. Je me souviens
que la dédicace écrite sur le livre donné à JLC
dit "à mon meilleur élève", ce qui pourrait indiquer
qu'elle l'a en quelque sorte intéressé au sujet, et
qu'il a été, de manière enthousiaste mais
 méticuleuse, recueillir des figures pour qu'elle
les publie. Je n'ai aucune information qui pourrait
suggérer qu'il ait été à une des expositions du
Midwest, où le Dr. Haddon et Mme Jayne ont
recueilli des jeux de ficelle.

 

M. Sherman: Votre grand-père n'a-t-il jamais
fait allusion à la manière dont il a fait la
connaissance des membres de la famille Furness?

 

John L. Cox III: Il aurait pu connaître la famille
Furness pour une variété de raisons. D'abord et
avant tout, Radclyffe Furness était à la tête du
laboratoire métallurgique à Midvale. Radclyffe et
Caroline Furness Jayne étaient cousins au premier
degrés. Les deux avaient à peu près le même âge
que mon grand-père. Radclyffe est né le 20
novembre 1868 de Frank Furness (l'oncle de
Caroline) et sa femme Fannie Fassit. Il était l'aîné
de quatre enfants. Il est allé à Princeton et était
en quelque sorte une star du football; ses autres
frères l'ont suivi. Il a été diplômé de Princeton
en 1891, et a rapidement commencé à travailler
à Midvale. Le 30 avril 1898, il s'est marié avec
Caroline Wood, qui était une des héritières d'une
famille Quaker, qui avait conçu la chaîne
 d'épiceries basée à Philadelphie, nommée Wawa.
Radclyffe avait trois enfants et est mort en 1936.

En plus de connaître Radclyffe, mon grand-père
connaissait aussi bien le frère de Caroline, William
Henry Furness III, qui a recueilli beaucoup des
jeux de ficelle décrits dans le livre de Caroline.
WHF III était un anthropologue qui avait
énormément voyagé dans l'Océan Pacifique, y
compris Bornéo et Yap. En chemin (1893 à
Yokohama) il a glané une magnifique collection
de tatouages sur son torse et ses bras. Des photos
de ses tatouages se trouvent dans la collection du
Musée de l'Université de Pennsylvanie. Mon père
se souvient que son père (JLC) lui avait raconté
que WHF III "lorsqu'il avait suffisamment bu"
enlevait sa chemise et montrait ses tatouages
"mais jamais lorsque les femmes étaient présentes"

Mon grand-père était aussi membre du Club
 Wilderness à Philadelphie et WHF III a
sûrement raconté aux membres ses voyages à
Bornéo, etc. On peut presque voir une chambre
 enfumée remplie de gentlemans aux cravates
noires, regardant une lanterne à coulisse faites
d'argent en pierre de Yap. Je peux voir aussi
Caroline faisant une présentation sur les aspects
anthropologique des jeux de ficelle pour le club.

 

M. Sherman: Quelle image colorée! Vous semblez
en connaître beaucoup sur la famille Furness.
Comment avez-vous fait?

 

John L. Cox III: La généalogie est un passe-temps
que j'ai hérité de mon grand-père. Vos questions
sur mon grand-père m'ont poussé à faire une petite
recherche personnelle. Ma recherche a été facilitée
par un arbre généalogique qui est paru dans un
livre récent sur Frank Furness, un architecte
 mondialement connu (Lewis 2001). Beaucoup
d'autres membres de la famille Furness étaient
aussi très connus. Le grand-père de Caroline
était un prédicateur célèbre et un abolitionniste
loyal. Son père était probablement le meilleur
érudit shakespearien au monde. Comme je l'ai
déjà mentionné, un de ses frères est devenu un
anthropologue. Un autre frère a étudié à Harvard
et est devenu un professeur de physique, mais
s'est retiré rapidement pour aider son père à éditer
 des pièces de Shakespeare. Mes notes sur la famille
Furness ne sont certainement pas complètes, mais
elles peuvent donné une idée combien était
 extraordinaire la famille Furness. Peut-être
pouvez-vous remplir les détails et les annexer
à votre article.


M. Sherman: Entendu! J'ai toujours voulu en
savoir plus sur les circonstances sociales et
financières, qui ont permises à Caroline d'écrire
son livre si rapidement, et à un si jeune âge.
Merci d'avoir partagé tant de bons souvenirs
de votre grand-père.


(Note de l'Editeur: les faits sur la famille Furness
se trouvent dans l'appendice III
).

 

 SUITE
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