Conseils contre le trac

 
 

par Camilla Gryski 


Lettre à l'Editeur

 

Avant mon départ pour l'Allemagne où je devais
parler à l'Exposition du  Jeu de ficelle au Musée
 Ubersee, à Brême, j'ai écrit à Camilla Gryski,
l'auteur de trois livres à succès, sur les jeux de
ficelle, en quête de ses conseils sur la manière
d'enseigner devant un grand groupe d'enfants.
Ci-dessous est sa réponse instructive et utile.

 

Mark Sherman, Pasadena, Californie
 
 

 

Cher Mark,

 

    Voici quelques conseils rapides. Lorsque je montre
des jeux de ficelle à des enfants, c'est toujours bien
de leur dire qu'ils devront utiliser leurs imaginations.
Donc, je demande toujours si tous ont amené leurs
imaginations avec eux.

 

Les enfants semblent intéressés d'apprendre que les
gens jouent aux jeux de ficelle, à travers le monde
et aiment à comprendre pourquoi les pécheurs,
par exemple, ont besoin d'avoir des choses en
ficelle. Je leur parle des filets et des tapis, et des
habits et des paniers, puis je continue en tissant
des filets sur mes doigts. Je leur dit d'observer
toutes les différentes sortes de figures dans
l'histoire: filets, figures qui bougent, et celles
qui ressemblent à des tours.

 

Quelques éléments de narration sont les
bienvenus. Savez-vous comment je raconte une
histoire? Je demande aux enfants de me dire
leur jeu de ficelle préféré, je le montre de
nouveau, puis je parle d'autres figures et
légendes de cette culture spécifique. Vous pouvez
aussi choisir des figures avec un élément-histoire
incorporé, comme le voleur de pommes de terre.

Je suis sûr que vous avez vos préférés.

 

Si vous voulez enseigner, c'est bien d'apporter
des ficelles qui ont la bonne longueur et qui
ne s'emmêleront pas, ce qui causerait des pleurs.
(Ah, la voix de l'expérience). J'emploie quelques
 fois quelque chose qui s'appelle poly à deux fils,
que j'obtiens d'une usine de laine. Je les
empaquette par 25, et les noue en deux endroits.
Elles voyagent bien de cette manière.

 

J'aime à raconter aux enfants comment je vais
leur enseigner les figures, pour qu'il se sentent
à l'aise, et sentent qu'ils vont réussir. Alors, je
leur montre la figure, leur dit tous ses noms,
et leur raconte que nous allons la faire ensemble,
pas à pas, deux fois. Je leur dit de ne pas s'inquiéter
s'ils ne réussissent pas la première fois ou la
deuxième, car après que nous l'auront fait deux
fois ensemble, nous nous entraiderons. Il est bien
aussi que les petits enfants aient un adulte ou
un plus grand enfant tout près.

 

Je saupoudre mes instructions de rappels pour
qu'ils gardent leurs doigts "grands" et qu'ils
vérifient que leurs mains sont face à face.

Si quelqu'un n'arrive vraiment pas, alors que
nous nous entraidons, je demande si je peux me
mettre derrière eux, puis mettre mes mains
autour des leurs, de façon que nous puissions
faire la  figure ensemble. Lorsque j'aide chaque
enfant, je mets souvent mes mains sur les leurs,
pour que que les ficelles ne tombent pas. Vous
pouvez toujours demander s'ils sont d'accord
que vous les aidiez de cette manière.

 

Je commence toujours avec le harpon - pas
seulement parce qu'il apparaît dans tant de
cultures sous tant de noms, et qu'il est
satisfaisant lorsque vous libérez les boucles,
et qu'ils comprennent comment réaliser la
figure, mais aussi parce qu'il se voit de la
même façon des deux cotés - donc si les enfants
voient comme dans un miroir ce que je fais,
cela fonctionnera toujours.

 

Je me retourne aussi, pour que mon dos leur
face face, et leur montre l'index droit, en le
levant en l'air. Eh bien, j'ai quand même des
difficultés avec la droite et la gauche quelque
 fois...

 

Oh, une dernière combine de professionnelle.
Lorsque tout le monde est en a assez de s'entraider,
et que vous sentez que c'est le moment d'enseigner
une autre figure, demandez à un enseignant ou
l'hôte de l'évènement de calmer tout le monde.
Ce n'est pas à vous de ramener le calme. Les
enfants ne reconnaissent pas votre autorité, et
les enseignants ont leurs propres astuces. Je l'ai
appris à la manière dure!

Je dis toujours aux enfants à la fin, de partager
ces jeux de ficelle, de demander à leurs familles
si quelqu'un jouait aux jeux de ficelle, lorsqu'ils
étaient petits, et finalement, je leur dit qu'ils ont
travaillé dur, bien écouté (ils le font toujours), et
qu'ils peuvent garder leurs ficelles car ils les
ont gagnées.

 

Donc imprimez ceci et vous serez prêt à partir.
Prenez du bon temps en Allemagne!

 

Camilla Gryski, Toronto, Ontario, Canada

 

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