James Hornell (1865-1949) page 10

Hommage  

par David Heppell,
Gibson, Columbia

et Mark Sherman,
Pasadena, Californie


Hornell s'installe en Angleterre (1934-1949)


James Hornell passa les dernières décennies de
sa vie en Angleterre, où il habita une maison au
9 DeCham Avenue, St. Leonard-on-Sea. Bien
qu'officiellement à la retraite, Hornell écrivit et
donna des conférences de manière prolifique.
Sa Bibliography of Scientific Publications
'Cambridge University Press, 1938), date de cette
période. Presque 200 articles sont listés. Avant de
quitter l'Inde, il a réuni les copies de presque toutes
ses publications, y compris ses premiers articles
populaires, et les a envoyés dans plusieurs paquets,
(tous inventoriés soigneusement) à son cousin au
Kirkcudbright, E. A. Hornel, un peintre écossais
célèbre. Cet énorme trésor peut encore être
étudié là-bas à Broughton House, ce qui a
certainement grandement simplifié la tâche du
catalogage des nombreuses publications d'Hornell.

Sur la côte sud de l'Angleterre, Hornell s'intéressa
à l'artisanat de pêche local, et le décrivit avec son
attention méticuleuse accoutumée au détail. Il
étudia les bateaux sur la côte Hastings qui avaient
commencé leur vie en tant que bateaux à voile
(ceux battit avant 1914), et rendit visite à un chantier
de constructeur de bateaux à Rye en mai 1936, pour
recueillir du matériel pour les articles qu'il écrivait.
Hornell vit alors comment les bateaux à clins étaient
 construit de l'envers: les planches se chevauchant de
la coque sont d'abord mis assemblées, et le cadre
 est inséré après, les méthodes de construction inversé
de bateaux et de la plupart des bateaux. Comme
toujours et partout il obtint cette information de
première main d'homme au travail. D'après l'opinion
de Steve Peak (1985): "ces articles [236, 240] sont les
meilleures descriptions techniques des bateaux
des derniers jours de la voiles disponibles, et ont formé
les bases de beaucoup d'autres "travaux" d'auteurs.
Hornell bien sûr, n'était pas seulement content des
descriptions, mais cherchait toujours des comparaisons
en tant qu'indices aux sources. Il conclut que les bateaux
Hastings battit à clins étaient directement descendants
des bateaux Vikings et pré-Vikings de Scandinavie.
Ces derniers à leur tour ont évolué de pirogues
primitives, qui plus tard ont eu de simples planches
larges cousues sur les côtés pour leur donner plus
d'épaisseur. Plus de planches ont été ajoutées, devenant
graduellement plus étroites, jusqu'aux drakkars
sophistiqués des Vikings, capables de traverser des
océans. La méthode alternative de construction de
coque, construction bordé à franc-bord, originaire de la
Méditerranée et de l'Est.

 

Durant sa retraite, la production d'Hornell n'était pas
strictement limitée aux articles scientifiques. Par
l'intermédiaire d'un agent littéraire, il écrivit beaucoup
d'articles sur la pêche, le voyage et l'ethnographie pour
des magazines et des encyclopédies populaires, la
plupart illustrées par ses propres photographies. Un
exemple ancien de ce genre était un article qu'il a
écrit en 1928 pour le magazine Discovery [254].
Certains de ses articles sont des œuvres alimentaires
     alors que d'autres étaient "recyclés" plusieurs fois.
Sa correspondance avec son agent montre combien
il était méticuleux:il savait qui n'avait pas retourné ses
 photographies, et combien lui devaient plusieurs
 publications.Hornell était un excellent photographe,
amassant une énorme collections d'épreuves, tout
au long de sa vie. Ses talent avec une caméra date
 de l'époque où il travaillait à la Station Biologique
de Jersey, où avec Sinel il a produit et entretenu un
énorme stock de diapositives pour lanterne (plus de 5000
images), qui étaient vendues aux spécialistes dans
 le but d'illustrer des conférences. Comble de l'ironie,
Hornel s'est rarement photographié: l'auteur de
 cet article a réussi à repérer seulement trois
photographies de lui. Aujourd'hui, probablement
il aurait dit qu'il était un "accro au travail"; il était
membre du Club des Auteurs, et son agenda montre
un flot constant de commandes d'articles et de
conférences. En janvier 1942, par exemple, il
édifia le Penzance Literaly Club sur "La conque
sacré en dans la religion et le folklore indiens"
mais note : "peu de public, étant donné que le
temps était exceptionnellement froid et pluvieux."
Le 15 août 1945, il nota, peut-être typiquement:
"La fin de la guerre rend la concentration difficile.
J'ai ébauché des corrections sur du papier de
pommes de terre" [133]. Pendant ces dernières
années, il a envoyé des articles et des photos au
Oxford Junior Encyclopedia [175], en soulignant:
""Ce que je veux que vous sachiez c'est que j'ai une
connaissance personnelle de ce que j'écris - ce
n'est pas seulement une compilation de salon."
Pas étonnant que l'éditeur ait répondu: "Merci
pour votre série d'articles. C'est splendide, bien que
j'ai des difficultés à vous suivre."

 

En 1944, à l'âge de 79 ans, il a reçu la Médaille
Rivers Memorial par le Royal Anthropological
Institut, pour "le travail de terrain dans les zones
côtières de l'Inde, de l'Afrique, de l'Indonésie, et des
 Iles du Pacifique." En 1949, l'Institut a décerné à
Hornell la Médaille Huxley Memorial - leur honneur
le plus élevé. Mais avant qu'Hornell n'ai pu faire
une lecture mémoriale, il mourut (24 février 1949).
Les dernières lignes de sa nécrologie dans The Times
(4 mars 1949) indiquent: "D'inclinaison modeste et
réservé, il n'a jamais rechercher une reconnaissance
publique, mais sa valeur dans ses domaines était
pleinement reconnue par les scientifiques. Il conserva
son énergie mentale jusqu'à la fin, et peu de ses amis
auraient devinés qu'il avait déjà quatre-vingt quatre
ans à sa mort." Il a été incinéré à Charing.

Dans son introduction à l'édition réimprimée de 1970
de Water Transport: Origins and Early Evolution
[243b] Basil Greenhill écrit: "Hornell était un
chercheur pratique qui étudiait les bateaux qu'on
ne verra plus jamais, et la portée et la précision de
son travail original sur le terrain sont encore sans
 égal. Sa vie était particulièrement bien faite
pour l'étude des bateaux du monde entier. Il était le
type d'expert technique professionnel maintenant
littéralement disparu, sans diplôme universitaire
ou autre qualification scientifique reconnue, il a
néanmoins rempli avec succès le rôle de biologiste
marin... " Cette opinion est reprise par H. S.
Harrison dans la nécrologie qu'il a écrit pour le
journal Man: "C'était sans aucun doute du en
partie à son attitude réservée et effacée, en partie
au fait qu'il n'était  pas inscrit à des associations
universitaires, et peut-être en partie à ses absences
fréquentes et prolongées d'Angleterre, qu'aucune
université ne l'a distingué en lui décernant un
diplôme universitaire, bien mérité."

 

Après sa mort, de nombreux photographies, manuscrits,
et journaux ont été légués à l'University Museum
of Archaeology and Ethnology and Haddon Library
à Cambridge. Si vous voulez étudier tous les bateaux
fascinants qu'il a recueillis et photographiés, vous
devrez voyager en Angleterre. Mais si vous voulez
admirer tous les merveilleux jeux de ficelle qu'il
a recueillis tout au long de sa vie, vous pouvez les
réaliser sur vos propres mains, où que vous viviez.
Grâce à ses talents d'écriture techniques supérieurs,
vous n'aurez aucune difficulté pour les réaliser.

 

Publications sur le jeu de ficelle


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