James Hornell (1865-1949) page 7

 

 Hommage
 

par David Heppell,
Gibson, Columbia

 

et Mark Sherman,
Pasadena, Californie

 

La vie à Ceylan (1902-1908) et
en Inde (1908-1923)

 

Bien que Herdeman retourna en Angleterre, après
être resté seulement un an à Ceylan, son jeune
collègue, James Hornell est resté là-bas pendant
six ans, et les pêcheries de perles profitèrent
grandement de ses conseils. Les résultats de leurs
recherches ont été publiées en cinq volumes par
la Royal Society [39], et comprend d'importants
articles sur les parasites, en collaboration avec un
collègue zoologiste A.E. Shipley. Ils ont été capables
d'expliquer la probabilité la plus forte que la plupart
des perles sont dues au cestode, qui se trouve dans les
stages larvaires dans les perles d'huîtres, et adulte se
 forme dans la raie aigle [39d, 39h]. En tant que
biologiste marin pour le Gouvernement de Ceylan
et directeur du Laboratoire marine galle, Hornell
doit avoir été utile pour lancer un autre nouveau
 journal, le Report from the Ceylon marine biological
Laboratory. En 1904, Hornell a été élu membre de
la Societée Linéenne (F.L.S.), un titre prestigieux qui
par la suite est apparu sur la première page de toutes
ses publications. La Societé Linéenne fondée en 1788,
est la plus ancienne société biologiste au monde, de nos
jours.

 

On ne sait pas jusqu'où Hornell a voyagé, lorsqu'il
se trouvait à Ceylan. Nous savons qu'en décembre et
en janvier de 1905-1906, ses services ont été prêtés au
Gouvernement de Baroda, sur la côte ouest de l'Inde,
maintenant il fait partie de l'état de Gujarat. Les
officiels de Baruda étaient intéressés par
 l'établissement d'une pêcheries de perles, et autres
industries marines. Le premier volume de son rapport
en deux volumes [89], publié en 1909, inclut une
photographie rare de James et de son équipe. Hornell
démissionna de son poste à Ceylan en 1907,
probablement car le gouvernement ignora ses
recommandations, et vendit la pêcherie de perles à un
comptoir américain. Une lettre critique des années plus
tard dans le journal The Hindu du 15 février 1921,
insinue que le Gouvernement de Ceylan s'est passé de
ses services car il "ne faisait rien mais publiait
beaucoup de bulletins de peu de valeur pratique,
échouait à vendre des chanks directement aux
 fabriquants" [de bracelets] et de "se faire passer pour
une autorité sur un bateau"! Hornell quitta Combo le
2 juillet 1908 pour recevoir sa nouvelle nomination
en tant qu'Assistant des Pêcheries Marines de Sir
Frederick A. Nicholson, Directeur des Pêcheries pour
le Gouvernement de Madras Presidency. Son titre
a été changé peu de temps après en, Biologiste Marin
et Superintendent des Pêcheries de Perles et de Chanks.

Une frustration constante accablait Hornell à cause du
 fait que Ceylan et Madras pêchaient en effet la même
ressource limitée, étant donné que la distribution du
coquillage chank est plus ou moins limitée au Golf
peu profond de Mannar, qui sépare Ceylan du continent
indien. Là, se trouvent les vers marins dont les chanks
se nourrissent, et ils abondents. La déréglementation de
la pêcheries de Ceylan, les hauts salaires offerts par
les spéculateurs attirèrent des plongeurs tamouls d'Inde.
Pour compenser cette hémorragie de sa force de travail,
on a pas seulement fréquemment demandé à Hornell
d'augmenter les salaires des plongeurs, qui étaient payés
un tarif standard par coquillage, mais de penser à des
moyens plus efficaces de récolter cette ressource.
Alors que la drague avait été essayée sans succès, et que
le chalut aurait été trop destructif pour les lits essentiels
des vers, il conçu un sous-marin à roues [72a]. Cette idée,
comme son autre rêve d'établir une industrie de culture
perlière en Inde, semble être venue au mauvais moment,
étant donné que les fonds avaient été drastiquement
coupés à cause de la guerre en Europe. En Novembre
1918, Hornell succéda à Nicholson, et devint le Directeur
des Pêcheries, un poste qu'il gardera jusqu'à sa retraite
en août 1923. Son temps de service en principe expirait
le 27 novembre 1923, mais, comme il n'avait pas pris de
congés pendant deux ans et demi, on l'a laissé partir
plus tôt.

 

Alors que James travaillait à Madras, sa femme et sa fille
vivaient à "Cosy Nook", une résidence sur un colline à
Dalhousie dans le Punjab, loin de la chaleur des étés de
Madras. Le 20 décembre 1915, la fille d'Hornell, Dorothy
se maria avec William (plus tard Sir William) Hubert
Fletcher Armstrong. A cette époque, il était un Professeur
de Chimie au Christian College, Madras (en 1925, il
a travaillé au Government College, Lyallpur, Punjab,
Inde du nord). Dorothy et William ont eu un fils le 12
août 1917, mais il a du mourir jeune. Trois autres
 enfants ont suivi: Roderick Antony, né le 24 février
1919, Dorothy Audrey, née le 23 mars 1921, et Gerald
Bruce, né le 19 mars 1923. Gerald est mort pendant
la guerre (24 janvier 1944). La fille d'Hornell, Dorothy
(Lady Amstrong) était une artiste accomplie. Elle
dessina les illustrations pour la monographie de son
père sur le chank sacré [120], et peignit des aquarelles
des poissons de Madras, qui étaient reproduites sur un
set de cartes postales couleur vendu dans l'aquarium de
Madras. Plus tard elle a écrit et illustré des livres pour
enfants, basés sur des épopées indiennes. La famille
Amstrong arrivèrent en Afrique du Sud en 1947; Sir
William est mort le 9 février 1950. La petite-fille
d'Hornell a hérité du talent familial pour l'art, comme
cela est révélé dans sa lettre du 18 mars 1947 à l'Oxford
Junior Encyclopaedia concernant des articles de
pêcheries, qu'il avait écrit [175]. Il suggérait de garder
les illustrations accompagnantes dans la famille, et
écrivait: "Ma fille Lady Amstrong a dessiné celles des
cartes postales colorées que j'ai envoyées... Elle a fait
des affiches pour l'armée pendant la guerre en Inde -
Non! Non! Je me trompe - ces affiches de guerre
étaient le travail de ma petite-fille, qui était une
artiste encore plus bonne que sa mère. Maintenant,
elle travaille à des illustrations pour un livre
d'images pour enfants."

 

C'est pendant ses années à Ceylan, qu'Hornell a
développé un intérêt pour les jeux de ficelle. Son
premier manuscrit sur le sujet "Some Sinhalese String
 Figures and Tricks" (jeux de ficelle et tours singhalais)
date de 1906, la même année que le livre de C.F. Jayne.
Il est important de se souvenir qu'avant 1906, très peu
avait été publié sur la manière de réaliser des jeux de
ficelle. L'article classique de Rivers et Haddon
"A Method Recording String Figures and Tricks"
(Une méthode pour recueillir des jeux de ficelle
et des tours) date de 1902. Mais si on se base sur les
commentaires de son manuscrit, il est clair que
James connaissait aussi bien l'article de Rivers et
Haddon, que le livre de Jayne, qui a probablement
été envoyé d'Angleterre. Etonnamment, il n'y a pas de
preuve d'intérêt pour les jeux de ficelle, jusqu'en
1925, quand il en a recueillis au Fidji. Sa collection de
 figures indiennes date de 1930, lorsqu'Hornell est
retourné à Baroda pour une réévaluation de leurs
pêcheries. La plupart des articles sur le jeu de
ficelle apparaîtront enfin dans des journaux
anthropologiques.

 

Tout au long de ses années à Ceylan et en Inde, James
Hornell cultiva un grand intérêt pour le folklore et
l'anthropologie. C'était un dérivé naturel de son travail
avec les pêcheurs. En Inde, les pêcheries de perles et
de chank sont étroitement liées: lorsqu'on ne trouve pas
 de perles d'huître, les pêcheurs pêchent alors le chank.
 Le coquillage Chank (conque) a une signification
religieuse dans beaucoup d'endroits en Inde, bien
qu'ils ne soient pêchés que dans le sud de l'Inde. Au
Bengale, les coquillages sont sculptés en forme de
trompettes ou de bracelets portés par toutes les
femmes bengalies hindoues mariées. La monographie
d'Hornell sur le chank sacré, publié en 1914, est
importante car cela présenta son nom aux
anthropologistes du monde entier. Cela lui a valu
un commentaire parfaitement estimé dans le Times
 of India du 8 septembre 1915: "Un rapport sur un
sujet comme  celui-ci n'intéresse pas d'habitude  les
 gens mis à part un cercle quelque peu restreint. Nous
sommes donc agréablement désappointés par cette
charmante monographie qui est remplie de traditions
peu connues de toutes sortes... L'objectif original de
Mr. Hornell était de faire un rapport sur les possibilités
commerciale de l'industrie du chank. Il a produit par
la même occasion un traité d'une grande valeur pour
 les étudiants d'art et le folklore indien."

Son intérêt pour l'armement primitif évolua aussi durant
cette période. Hornell examine cela dans la préface de
son livre écrit en 1946 Water Transport: Origins and
Early Evolution.

 

Pendant plusieurs années, j'ai eu la charge des Pêcheries
de perles, maintenues par le gouvernement de Ceylan
dans le golf de Mannar; ces pêcheries agissent comme
une magnétite, attirant sur les rives de pêchages, tout
les type de bateaux de pêche conçus des ports de l'Inde
du sud, avec ceux de la péninsule de Jaffna au nord de
Ceylan. Plus tard, après mon transfert en Inde, j'ai eu
des occasions pendant les soixante-dix ans suivants
de visiter tout les ports de pêche et les hameaux le
long des côtes de la Péninsule indienne... A diverses
occasions, l'artisanat de rivière du Gange, du
Brahmapoutre, et du Irrawadi, ont été des sujets
d'étude. Une visite riche en résultats a été faite au
Japon, en Chine, et en Indochine en 1907. Une
croisière près des côtes mémorable et fructueuse, en
1918, à travers le dédale des îles formant l'archipel
Malais, permit des opportunités uniques pour
l'étude d'un grand éventail de motifs de
 caractéristiques du petit artisanat d'Indonésie -
de Sumatra à l'ouest à la Nouvelle Guinée à l'est.

Il est remarquable qu'Hornell n'ait pas recueilli
de jeux de ficelle pendants les voyages qu'il
mentionne dans sa préface, même si d'après les notes
 de son agenda, il était souvent très occupé à résoudre
 des disputes entre les pêcheurs de chank et les
marchands, ou à réunir le matériel pour sa
monographie. Assez souvent il note: ""Suis allé
avec Mme H. et Dorothy..." à un village de pêche
ou un autre comme Manpadam, le 24 février 1915,
il note: "Dorothy et moi avons des baignades
matinales régulières - appréciant cela fameusement.
Dorothy est occupé à esquisser tard l'après-midi."
Et donc peut-être, ces occasions familiales" ne
convenaient pas à un travail sur le jeu de ficelle
demandant beaucoup de temps. En plus des voyages
mentionnés ci-dessus, ses agendas mentionnent des
voyages en France, Italie et Ecosse en 1909, Monaco
et France en 1913, Burma, Sicile, Malte, Danemark,
et Norvège en 1920.

 

En tout cas, Hornell publia des douzaines d'articles
alors qu'à Madras, beaucoup apparurent dans
Madras Fisheries Bulletin. En 1919, il devint un
membre du Royal Anthropological Institute (F.R.A.I.).
Sans doute, son amitié avec A.C. Haddon date de
cette époque. Comme Hornell, A.C. Haddon (père de
l'anthropologie en Angleterre) a commencé en tant
que zoologiste marin, comme sa fille Kathleen. Donc,
quand Hornell a-t-il commencé à recueillir et à
publier des articles sur les jeux de ficelles? - pendant
sa retraite, bien sûr.

 

Les expéditions de St. Georges et Percy Sladen
(1924-25)


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